Trio A (partement) est un rêve d'appropriation, un secret dansé, dans une alcôve cachée.
Qu'est-ce qu'un secret sur internet ? C'est un sourire. De l'ironie et de l'attendrissement. Le "m" de mémoire n'est pas le "m" de morale. "m" est en partage.
(Lancer les deux vidéos en même temps)
dimanche 21 septembre 2008
premiers mots
"Les essais et les comptes-rendus groupés dans ce volume cherchent à décrire pertinemment des choses vues et à rendre des impressions reçues : raisonner ce qu'il a spontanément ressenti, telle est l'ambition de l'auteur, et quand il a réussi à ramener - sans la forcer ni la dénaturer - l'émotion confuse aux vérités premières qui régissent toute activité créatrice, il croît avoir rempli sa tâche. Il lui importe donc de préserver la chaleur et la vibration de ce premier contact ; il lui faut éviter que le "fait chorégraphique", pris sur le vif, ne perde son magnétisme, que l'homme qui danse en scène ne se fige en statue de plâtre."
André Levinson en avant-propos aux Visages de la Danse, Grasset, Paris, 1933.
Le titre de cet espace de publication, Les Visages de la Danse, est emprunté au critique de danse, chroniqueur et penseur de cet art, André Levinson. Une rencontre singulière et intime avec ses textes, a donné un sens fort à la nécessité de l'écriture chronique pour la danse. Se placer à son endroit de réflexion, à la hauteur de ses vues - si conservatrices puissent elles paraître au premier abord - permet d'ouvrir un débat fécond jusque dans le discours sur la danse contemporaine. Auteur des années 20-30 à Paris, Levinson est avant tout l'oeil le plus aiguisé pour le ballet classique. Il se trouve dans cet art comme chez lui, et se met en quête d'un discours qui lui rende son sens, sa valeur, et une réflexion esthétique propre à l'heure où les "modernes " éveillent d'autres corps. L'auteur de ces mots n'est pas coutumière de la danse classique, au contraire même, elle y est plutôt étrangère. Ce n'est pas un choix, c'est un fait, une éducation peut-être. Et elle tâche de se construire un regard depuis ce trou, ce point d'ancrage "historique".
Pour notre part, la danse contemporaine nous parait des plus avides de lectures, d'accompagnateurs, d'observateurs attentifs, disponibles. Il n'est pas toujours facile de se placer dans ces dispositions de l'esprit critique, de faire fonctionner les présupposés d'une oeuvre éphémère hors de son "ici et maintenant", et pourtant, les oeuvres chorégraphiques ont besoin que des yeux attentifs se glissent en elles, fassent émerger hors d'elles-mêmes les langages qui les construisent. Il ne s'agit alors pas de "parler pour elles", mais de parler "avec" elles, "tout contre" elles, "sous" elles. Il s'agit de rester dans leur discrétion, de ne pas usurper leur pouvoir. Mais de ne pas prendre de pouvoir sur elles non plus.
Il s'agira donc ici de déposer régulièrement quelques traces de l'activité chorégraphique et scénique contemporaine, essentiellement parisienne. Le plus modestement qu'il nous soit possible de le faire. Que le lecteur en dégage quelque plaisir, quelque intuition, c'est assez. Et que ses commentaires viennent s'ajouter aux miens serait un gain désirable.
André Levinson en avant-propos aux Visages de la Danse, Grasset, Paris, 1933.
Le titre de cet espace de publication, Les Visages de la Danse, est emprunté au critique de danse, chroniqueur et penseur de cet art, André Levinson. Une rencontre singulière et intime avec ses textes, a donné un sens fort à la nécessité de l'écriture chronique pour la danse. Se placer à son endroit de réflexion, à la hauteur de ses vues - si conservatrices puissent elles paraître au premier abord - permet d'ouvrir un débat fécond jusque dans le discours sur la danse contemporaine. Auteur des années 20-30 à Paris, Levinson est avant tout l'oeil le plus aiguisé pour le ballet classique. Il se trouve dans cet art comme chez lui, et se met en quête d'un discours qui lui rende son sens, sa valeur, et une réflexion esthétique propre à l'heure où les "modernes " éveillent d'autres corps. L'auteur de ces mots n'est pas coutumière de la danse classique, au contraire même, elle y est plutôt étrangère. Ce n'est pas un choix, c'est un fait, une éducation peut-être. Et elle tâche de se construire un regard depuis ce trou, ce point d'ancrage "historique".
Pour notre part, la danse contemporaine nous parait des plus avides de lectures, d'accompagnateurs, d'observateurs attentifs, disponibles. Il n'est pas toujours facile de se placer dans ces dispositions de l'esprit critique, de faire fonctionner les présupposés d'une oeuvre éphémère hors de son "ici et maintenant", et pourtant, les oeuvres chorégraphiques ont besoin que des yeux attentifs se glissent en elles, fassent émerger hors d'elles-mêmes les langages qui les construisent. Il ne s'agit alors pas de "parler pour elles", mais de parler "avec" elles, "tout contre" elles, "sous" elles. Il s'agit de rester dans leur discrétion, de ne pas usurper leur pouvoir. Mais de ne pas prendre de pouvoir sur elles non plus.
Il s'agira donc ici de déposer régulièrement quelques traces de l'activité chorégraphique et scénique contemporaine, essentiellement parisienne. Le plus modestement qu'il nous soit possible de le faire. Que le lecteur en dégage quelque plaisir, quelque intuition, c'est assez. Et que ses commentaires viennent s'ajouter aux miens serait un gain désirable.
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